Vittel 2017, récit d’une belle semaine.

Samedi

Si vous faisiez un petit footing samedi 15 avril 2017 à Coubertin, à 6h45, vous n’avez pas pu manquer la délégation stadiste sur le départ pour Vittel. Malgré l’heure matinale, c’est un groupe de 28 athlètes, 7 coachs, 2 petits bonshommes et finalement deux athlètes/coachs qui partent pour une semaine intensive d’entrainements.

Après 4 heures de route, emplies d’ovinés, de bovinés et de paysages variés, c’est notre ami Marcel* qui a fait des siennes. Effectivement, notre adorable chauffeur a décidé de nous montrer l’étendues de ses connaissances concernant la région Vosgienne. C’est ainsi que notre trajet s’est allongé d’une petite demi-heure, passée sur des petites routes dont même les habitants de la région ne connaissent très probablement pas l’existence. Suite à ces péripéties, les athlètes retrouvent enfin des panneaux annonçant « Vittel ». C’est alors que Marcel choisit de bifurquer sur Dijon à un carrefour, au lieu de suivre le panneau qui annonce Vittel dans trois kilomètres… Les stadistes arriveront malgré tout à bon port et, en plus, à l’heure pour manger.

Pour la première fois depuis bien des années, la fameuse course d’orientation est remplacée par un tournoi d’Utlimate (frisbee, pour les moins cultivés), dont Sylvain Rayroud gère l’organisation. Au cours de celui-ci, nous aurons la possibilité de voir, entre autres, Steve Meystre disparaître dans un arbre, Raphaël Gerth recevoir un coup de genou (involontaire) magistral du chef de cérémonie, Nicolas Salvadé valdinguer dans un talus, Damien Giroud enchainer les chutes les unes après les autres (ce qui lui coutera un dos pour le reste de la semaine), mais surtout, les talents d’organisateur de notre Sylvain national. Plusieurs records du nombre de pulsations/minute seront effectués pendant le tournoi et ne seront pas battu de la semaine.

Concernant la température, on apprend au fil des années au camp que la météo est encore plus imprévisible que les vomis de Nico (Rémy Rossier semble bien parti pour prendre la relève, mais nous y reviendrons). La température était relativement fraîche pour le tournoi, comparée à celle de Lausanne, mais nettement meilleur que celle du reste du camp.

Le départ étant un samedi et non pas un dimanche, une petite délégation profitera d’aller faire ses emplettes au carrefour, avant qu’il ne ferme jusqu’au mardi (la faute au lundi de Pâques). Produits de douches, apéritifs, chips, sucreries, biscuits (gâteaux pour nos amis français), etc. tout y passe !
Après le souper (diner chez nos voisins), les athlètes ont accès à la salle de convivialité, où des matchs de babyfoot enflammés ont lieu, et où une partie des gens commenceront à apprendre le jeu « des animaux » ou « de la vache », comme se plaisent certains à appeler un jeu de société découvert dans le CPO par Baptiste Ulrich.

Dimanche

Pour le premier footing, le rendez-vous est fixé à 7h15 dans le hall. Hormis trois athlètes dispensées (Steve Meystre, Christian Toussaint et Steeve Ryan Belinga pour ne pas les citer), le reste du groupe est prêt à se lancer dans le grand froid matinal de Vittel. C’est avec un regret certain que les athlètes découvrent que les personnes en retard n’ont plus besoin de faire 10 pompes par minute de retard. La discipline n’est décidément plus ce qu’elle était à Vittel…

Après un petit déjeuner copieux pour certains, léger pour d’autres, le premier entrainement commence. Les techniciens se retrouvent avec des séries qui leur semblent fort peu appétissante. Une fois la dernière course achevée, Neimad (Damien à l’envers) leur réserve une petite surprise : un petit 120 mètres à fond pour clôturer la séance.

Lundi

Le lundi, après un autre footing dans le froid, et un bon déjeuner, nous faisons connaissance avec la Ligue de Lorraine, un groupe de lanceurs, un de sprinters et un de fondeur. Malgré un entraineur des lanceurs (Francesco pour les intimes) super sympa, les autres leaders sont plus difficiles à vivre. Notamment Roland, un (légèrement trop) bon vivant et coach du groupe de demi-fond : celui-ci n’arrête pas de se poster sur le couloir où Aurélien Quenet coure ses séries. Ce dernier n’hésitera pas à la qualifier de « gros plein de soupe » et gardera ce sombre personnage en allergie.

Mardi

De leur côté, les U16, sur le stade Jean Bouloumié, partent sur des séries relativement complexes. 3×200, 2×300, 1×400, 1×600, surnommée « la montée au paradis ». Sylvie Laroche en nous parlant de ses athlètes, nous glissera : « J’étais surprise. Ils étaient super tops ». Attendons de voir les résultats qui suivront ce camp !

Le mardi étant au milieu de la semaine au niveau du nombre d’entrainements, les athlètes ont congé l’après-midi. Une partie en profitera pour se reposer, travailler, faire d’autres activités, aller suivre la séance de stretching gentiment proposée par Cédric Delmonico, chacun aura su en tirer le meilleur profit. Toutefois, il n’est pas facile de s’occuper et de passer le temps, lorsqu’on sait ce qui les attend le soir…

En effet, les athlètes trépignent d’impatience, après quatre longs jours d’attentes, ça y est, la soirée cinéma est enfin là. Amoureux des bolides, de répliques d’hommes virils et de retournements de situations plus qu’inattendus, « Fast and Furious 8 » est fait pour vous. Des messages forts concernant l’amour et la famille, des scènes d’actions, touchantes, de tirs, de voitures, de cascades, d’accidents, de parkour, d’explosions, de larmes, de rires, etc. tout y est. On ne le répètera pas assez, ce film est une petite pépite cinématographique.

Mercredi

La température n’est toujours pas au rendez-vous… Du coup, une bonne partie des entrainements se fait dedans. C’est également le jour choisi par notre président Hans-Peter Guilbert et sa femme pour venir nous faire une visite surprise. S’il y en a deux qui étaient tout spécialement ravis, ce sont bien Nolan et Mathis Guilbert, leurs petits-enfants, à Vittel avec leurs parents, Sophie et Patric.

Pendant ce temps, les fondeurs partent sur une myriade de 500. Marco Gruppen et Ken Muri en feront 7, Raphaël de son côté en fera 12 et Luca dit « l’inarrêtable » Martignoni s’arrêtera au bout de 14 courses. Ce dernier nous confiera par la suite que cet entrainement était vraiment « trop facile ».

C’est le premier jour où les athlètes ont accès au spa de la piscine, quelle mauvaise surprise lorsque certains qui tentent de s’y rendre d’apprendre que celui-ci est « cassé » et donc inaccessible. Heureusement, pour se remonter le moral, c’est la soirée Pita, où nous sommes attendus de pied ferme, comme en témoignent les quatre appels de la responsable à Damien… Notons également le fin calcul des organisateurs qui a permis aux athlètes d’éviter le repas « poisson blanc » du CPO, qui était proposé ce soir-là et qui laisse à désirer.

Sur le chemin, Simon Hollinger, découragé de voir que ses chips gout « chèvre et piment d’espelette » ne plaisait à personne, sera sauvé par un groupe de U16. En effet, hormis Lucie Gilliéron, et Rémy Rossier, les autres, à savoir Juliette Dutruy, Sharlène Caroff, Carla Lunez, Pauline Cardis, Eleni Berard, Salma Denervaud et Chloé Ponsard les trouvèrent « bonnes », voir même pour certaines « délicieuses », terminant le paquet goulument. Evitant au pauvre Simon de devoir se débarrasser de son paquet de chips, qui sentait fichtrement mauvais.

Jeudi

Les sprinters ont un entrainement des plus coriaces, la « descente aux enfers » en commençant à 350 mètres et se terminant à 40 mètres avec une dizaine de course de longueur descendante. Aurélien Quenet, Baptiste Ulrich, Sylvain Rayroud chez les hommes, Adeline Aubourg et Léa Savoy chez les femmes, en se motivant les uns les autres à se surpasser, finissent tous avec les jambes en compote (bourrées d’acide lactique). De leur côté, les fondeurs Nicolas Salvadé et Simon Hollinger ont un entrainement spécifique, et pas des moindres. 3x3x200 pour le premier et 3x3x400 pour Simon, dont la dernière série s’est transformée en 3×300, le lecteur devrait aisément en comprendre la raison.

L’après-midi, pendant que Samantha Thomet se la coule douce au triple saut (où elle a bien souffert), c’est au tour des techniciens de morfler. Avec la musculation spécifique suivie d’exercices dynamiques. C’est ainsi que Romain Leuthold, Corentin Sansonnens, Débora Dell’Aquila, Julie Devènes et Théo Nikles découvrent le sentiment de faiblesse lorsqu’ils ne pouvaient même plus supporter le poids des mains de leur coach, Neimad.

Vendredi

Ça y est, c’est le dernier jour… Alors que nous préparons tous nos valises pour 9h30, Marie-Jo arrive pour remettre les pendules à l’heure, les chambres doivent être libérées à 9h00, point final. C’est alors une course contre la montre pour être prêt dans les temps.

Une fois tous prêt, les athlètes se préparent pour le 3000 à l’américaine. Avec des équipes choisies minutieusement par les entraineurs, 6 équipes s’élancent bravement au départ prévu à 10h30 pétantes. Après une course de 8min06 à 8min14 pour les différentes équipes, la victoire se joue sur la dernière ligne droite. C’est l’équipe menée par Léa Savoy, avec Christian Toussaint et Juliette Dutruy qui l’emporte. La récupération est difficile, notamment pour Rémy qui a décidé d’offrir son déjeuner au talus bordant le stade Jean Bouloumié : c’est le métier qui rentre. Il confiera par ailleurs : « Ce n’est sûrement pas le dernier » dans l’après-midi suivant la course. C’est également la chance pour Théo Nikles d’assurer sa place d’outsider, suite à une défaite à l’Ultimate, il ajoute à son palmarès une défaite sur le 3000 à l’américaine.

Après un dernier repas au centre, à la remise des différents prix et des adieux à nos amis Vittelois, Toute l’équipe hormis la team Guilbert (Sophie et Patric étant venus en voiture) rentre en car. Le trajet est l’occasion pour beaucoup de faire des folies au Décathlon de Pontarlier.

Un immense merci à tous les coachs : Patty Bourgeois, Sophie et Patric Guilbert, Letizia Marazzi, Sylvie Laroche, Cédric Delmonico, Damien Giroud, Sylvain Rayroud et Baptiste « le grand Blond » Ulrich. Merci aux organisateurs qui font un boulot exceptionnel, au club pour le soutient qu’il apporte à ce camp et aux athlètes. Je pense pouvoir m’adresser au nom de tous pour vous dire que l’on a passé une semaine fantastique.

Théo Nikles avec l’aide précieuse de Nicolas Salvadé

PS : Neimad Duorig, magnifique gilet de pêche, j’espère qu’il te permettra de capturer plus de poissons qu’à ta dernière tentative !

*Prénom d’emprunt

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