Marathon de Lausanne – arrivée droit devant !

Ce weekend Lausanne a une fois encore été un pôle sportif en sa qualité de capitale olympique, accueillant le désormais bien connu Marathon de Lausanne. A cette occasion, une vingtaine de Stadistes de tous bords se sont élancés pour aller avaler des kilomètres de bitume tandis qu’une bonne huitantaine d’autres ont assuré la distribution des médailles et surtout, des t-shirts !

Le 10km, la ligne droite reine

Si le nom de la manifestation se réfère à la mythique distance courue par Philippidès de Marathon à Athènes, nos Spartiates ont privilégié un parcours moins long, d’un quart. Echelonnés sur les nombreuses vagues de départs, les maillots rouge et blanc ont émergé du banc de saumons régulièrement, au plus grand plaisir des coachs Baptiste Ulrich et Patty Bourgeois. Entre le coach de demi-fond et la coache de fond, chacun avait des athlètes au rythme de course bien différent. Meilleur stadiste, Maxime Bouvier est allé cueillir le 104e chrono toutes catégories en 36’19″4, avec le sourire. Très satisfait, l’aîné du groupe revenait d’une blessure à la cheville et partait donc avec une certaine part d’inconnu, « je ne savais pas trop comment mon corps allait supporter cet effort ». Démarrant doucement en première partie, Maxime a relancé la machine sur le retour du tracé et minimisé les efforts sur la ligne droite contre le vent. Côté fondeurs c’est Luca Martignioni qui a réalisé la meilleure perf’ en 36’42″8 – 116e chrono.

A l’image de Maxime, d’autres athlètes revenaient d’une absence. Elias Jordan a su habilement puiser dans ses réserves pour aller poser un chrono de 38’06″3. Pas facile quand on sait qu’il effectue actuellement son école de recrue, privé de précieuses heures de sommeil réparateur. Il faudra attendre la saison outdoor pour voir les effets de la vie militaire sur le grand demi-fondeur. Egalement attendu sur 10km mais n’ayant pas réellement produit d’étincelles, Noé Cardinaux a tout de même savouré l’ambiance du parcours, déclarant « mon plus beau moment c’était à l’arrivée quand Rémi, David et Simon m’ont remis ma médaille ». Bref, l’hiver approche et Noé pourra ainsi travailler sa vitesse quelque peu diminuée par les longues courses faîtes ces derniers temps. Le constat est semblable pour Léonard Fontannaz qui, cherchant toujours à battre le record sur 10km de Max Cuenoud (41’14″3), a dû une fois encore s’avouer vaincu (45’20″4). Bien que déçu par son chrono, Leonard a pris du plaisir en courant avec des amis et répondra présent lors de la prochaine édition.

Revenant tout fraîche et pimpante du soleil de Miami, Joanna Régamey s’est vue « inscrite de force » par son père sur le 10km. Pourtant habituée des rythmes de course intenses sur les Tour du Pays de Vaud, Joanna a privilégié un moment familial et une allure plus tranquille, courant avec sa mère. Le duo Régamey a lui aussi profité de l’ambiance et de la foule amassée sur le bord de la route – « c’était motivant ». Tant mieux, la course A Travers Prilly approche et on se réjouit de voir Joanna démontrer sa hargne. Solène Grand a quant à elle pris un départ nettement plus rapide, un peu trop même. Avec un chrono de 52’16″3, elle avouait après-coup « ce n’était pas ma meilleure course, un départ un peu trop rapide mais j’ai eu de bonnes sensations le long du parcours ».

Mais quid du coach Baptiste Ulrich ? A ses yeux cette course n’est pas idéalement placée dans le calendrier, les athlètes n’étant pas encore à leur pic de forme. Relativisant les performances de ses athlètes dues aux retours de blessure de plusieurs, il reste grandement satisfait : « dans l’ensemble ce sont des résultats encourageants qui apportent de bonnes informations pour la suite de la saison sur route avec en point de mire les corridas de fin d’année et notamment la course de l’Escalade début décembre ».

 


Des fondeurs à fond

Pour Patty Bourgeois le bilan de cette journée est plus que positif. « Ils se sont donnés avec leurs triples, ils en veulent […] et c’est pour ça que je m’investis pour eux ». Peu importe leurs ambitions, quand la volonté est là, ses coureurs sont sa plus grande satisfaction.


Des bénévoles dévoués et tout sourire

N’ayons pas peur de le dire : sans les bénévoles du Stade Lausanne, le Marathon ne pourrait se dérouler. Cette phrase pleine d’assurance et maigre en modestie n’est toutefois pas imméritée pour les 80 bénévoles sous la houlette de Loïc Schaller. Bravant le froid aux médailles, consacrant des heures sans fin pour coordonner les groupes ou expliquant aux milliers de coureurs que « oui les t-shirts taillent grand cette année, non il n’y a qu’une couleur », les bénévoles méritent notre reconnaissance. C’est un plaisir de constater que le club fournit chaque année une armada de bénévoles dévoués, qui viennent sans demander leur reste. Alors oui, être bénévole peut avoir ses avantages – demandez à Michel Gallay – mais il est beau de voir tant de volonté parmi les Stadistes pour leur sport, leur passion, leur club, leur famille.

 

 

 

Des jeunes déjà sur les traces des plus grands

Les années se passent et se ressemblent… et nos graines de champions prennent la température des grands évènements. Ils étaient 6 à courir samedi sur le parcours de la Place de Milan. On se réjouit de voir Khalil et Zeyneb Ben Chouika, Louane Beucler, Benjamin Droxler ainsi que Gustave et Eloi Pertuiset-Chapuis continuer sur leur lancée et attaquer les 10km dans les années qui viennent.

 

Max Cuenoud

 

Retrouvez tous les résultats détaillés ici !

 

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